Pas besoin d’Hercule Poirot, de Sherlock Holmes ou encore de Philip Marlowe pour résoudre l’énigme. Le bénéficiaire de l’affaire est tout trouvé. Il affiche 53 ans au compteur, mesure 1m68 les bras levés et est verseau ascendant vierge. Un surfer d’argent… parfois même sale. Un professionnel de l’opportunisme et du cirque réunis. Un tiers clown, un tiers acrobate, un tiers illusionniste. De parfaites proportions pour parvenir à faire avaler des couleuvres à qui supporte encore de l’écouter…
Communiquer rime richement avec niquer. Notre homme l’a bien compris au delà de toutes mesures. A l’heure où le capitalisme vacille sur ses plots ripoux, au moment où l’ultra-libéralisme prend l’eau plus qu’un Titanic en perdition, à l’instant où le fric c’est chic n’est plus la ritournelle à la mode, le quidam aux talonnettes retourne sans vergogne la veste de son smoking bling-bling et nous joue désormais les moralistes à deux euros cinquante.
Qui hier s’affichait encore comme le « frère » des puissants ? Qui copine avec Lagardère, Bouygues, Arnaud et autres Bolloré ? Qui est fasciné par le brouzouf au point d’en oublier sa fonction ? Qui paradait sur le ponton du Paloma, dans la station richissime de Wolfeboro ou à l’Old Winter Palace de Louxor ? Qui bave sur les montres de luxe ou les stylos brillants ? Ma grand-mère ? Certes non, elle était humble fleuriste au Havre, un ex-fief communiste…
De qui se moque-t-on ? Naviguer à vue est la seule feuille de route de notre omnipotent. Le chômage s’envole, le pouvoir d’achat a désormais l’épaisseur d’un string de midinettes, la misère noire atteint son paroxysme. Qu’importe, on fait le beau, on sort le « tout état » jadis si méprisé, on stigmatise les vilains spéculateurs jadis si adulés. Tout ça pour sauver sa peau et justifier sa politique assassine : supprimer du fonctionnaire, accroître les inégalités, favoriser les grosses fortunes.
Faire croire à grand renfort de propagande médiatique qu’on fait dans le social et dans le pathos, là est la nouvelle donne élyséenne. De l’émotion à la petite semaine. Du populisme de pacotille. Des trémolos même pas dignes d’un théâtre de boulevard. C’est pas moi, c’est la crise, susurre-t-il en substance pour s’éxonérer de sa terrible impuissance…
Il décrie maintenant ce qui se passe depuis des années...il est contradictoire, il accuse aujourd'hui un système qu'il a lui même mis sur un piedestale!! De qui se moque t il?
Quand est ce que les gens cencés vont enfin se mettre ensemble pour aller à l'encontre de ces personnages de cirque?