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Selon des données publiées par le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR), plus de 67.000 personnes ont traversé la Méditerranée pour demander l'asile en Europe en 2008, dont plus de la moitié sont arrivées en Italie et à Malte. La situation devient intenable pour la Grèce, l’Italie et l’Espagne. A terme, toute l’Europe est menacée.
Selon Ron Redmond, porte-parole du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR), « en 2008, sur une estimation totale de plus de 67.000 personnes ayant rejoint l'Europe par la mer, quelque 38.000 sont arrivés en Italie et à Malte seulement, essentiellement après un transit par la Libye. Une grande majorité d'entre eux a demandé l'asile ». Mais au lieu de s’alarmer pour la sécurité des nations européennes, M. Redmond défend les immigrés illégaux ! A l’en croire, « ces candidats à l'immigration ont peu de possibilité d'entrer régulièrement en Europe ». Ainsi, « des milliers de personnes menacées par des persécutions et des violations sérieuses de droits de l'homme dans leur pays n'ont pas d'autre choix que de prendre la route dangereuse de la mer ». Et, devant l'ampleur de la situation, le HCR appelle les Etats européens à « ne pas bloquer totalement l'accès de leurs frontières aux personnes pour lesquelles la protection de l'Europe est justifiée ». L’ennui, c’est qu’au-delà des gouvernements ce sont les populations européennes qui ne peuvent plus supporter l’afflux d’immigrés illégaux. Trois pays – la Grèce, l'Italie et l'Espagne – doivent majoritairement supporter la masse des migrants clandestins venus d'Afrique ou d'Asie. Près de 150.000 immigrés illégaux seraient ainsi entrés en Grèce en 2008, année record. Par rapport à 2007, presque deux fois plus d'immigrés illégaux ont été interceptés par les garde-côtes grecs dans les îles de la mer Egée, alors que le nombre de passeurs arrêtés est aussi en hausse. Plus précisément, selon un communiqué du ministère de la Marine marchande, de l'Egée et de la Politique insulaire, 907 cas d'intrusion de groupes de ressortissants étrangers en Grèce ont été recensés en 2008, soit, au total, 15.315 immigrés clandestins arrêtés, contre 9.240 en 2007. 243 passeurs ont également été arrêtés – contre 196 en 2007. La plupart des immigrés illégaux ont été arrêtés sur les îles de Samos (5.063), Mytilène (3.877), Leros (3.469), Patmos (1.557), Chios (176) et Cos (171). Le pays ne peut plus faire face à ces flux intarissables. Sur l’île de Samos, les habitants sont de plus en plus exaspérés par l’installation d’immigrés illégaux d’origine africaine. Une partie de la population grecque s’en est prise aux immigrés. Alors que la Grèce était confrontée au mouvement social le plus important de son histoire depuis 34 ans, son gouvernement a été violemment critiqué par Bruxelles et par les défenseurs autoproclamés des « droits de l’homme ». Athènes est notamment accusée de ne plus être en mesure de garantir « la protection des réfugiés et plus spécialement celle des mineurs ». L’Union Européenne, qui estime que « la prise en charge des migrants n’est pas convenablement assurée », tente de s’ingérer dans les affaires internes du pays. Mais la réalité, c’est que les technocrates bruxellois n’apprécient pas de voir que les Grecs ne souhaitent plus supporter le poids et la présence d’immigrés illégaux jugés indésirables en cette période de crise. Déjà débordée par les arrivées en provenance de Turquie, la Grèce refuse désormais systématiquement les demandes d'asile, car elle refuse de rester « le cul-de-sac de l’Union Européenne ». Incapable d’assumer l’obligation européenne qui lui est faite « de traiter humainement les candidats au voyage », elle en appelle à Bruxelles pour traiter le problème globalement. C’est aussi le cas de l’Italie, où l’année 2008 s’est terminée comme elle a commencé : sur l’île de Lampedusa, au sud de la Sicile, 650 clandestins partis des côtes africaines à bord de trois embarcations ont été arrêtés dans la nuit du 26 au 27 décembre… D’autres ont pu échapper à la vigilance des garde-côtes. Et 2009 a débuté sur les chapeaux de roue : plus de 500 clandestins ont débarqué dans la nuit du 9 au 10 janvier, toujours à Lampedusa. Ils étaient 450 à suivre dès le lendemain ! Tous ont été dirigés vers le centre d’accueil de l’île. Mais l’administration peine à gérer ces flux d’immigrés clandestins – une minorité est expulsée, le reste est relâché dans la nature après un court internement. Une « régulation » du trafic d’autant plus alarmante que les arrivées par la mer ont fortement augmenté en 2008, passant de 14.200 sur la période de janvier à mi-septembre 2007, à 24.241 sur la même période de 2008. Selon le ministère italien de l'Intérieur, près de 31.700 immigrants ont débarqué à Lampedusa en 2008, soit une augmentation de 75 % par rapport à l'année précédente. L’Italie s’est dotée de trois lois sur l’immigration qui instaurent des quotas par pays, restreignent le regroupement familial, conditionnent l’entrée à un contrat de travail et créent le délit d’immigration illégale. Mais cet arsenal s’accompagne de régularisations massives qui ne disent pas leur nom, pratiquées par des gouvernements de gauche comme de droite. Dans les prochaines semaines, 105.000 emplois de femme de ménage ou de garde-malade devraient être officiellement proposés aux immigrés illégaux, les régularisant de facto ! « C’est la dernière fois », prétend Roberto Maroni, le ministre de l’Intérieur. Mais pour l’instant, on estime à 3,5 millions le nombre d’étrangers vivant en Italie et à 1 million le nombre de clandestins. La pompe aspirante ne s’arrêtera certainement pas avec ce genre de mesures laxistes. L’Espagne, qui subit les mêmes problèmes, est en outre en proie à des violences directement liées à l’immigration, selon Le Figaro du 26 décembre : « Les incidents entre immigrés et Espagnols se multiplient. Avec la crise économique, la rivalité s’est intensifiée entre la communauté étrangère et les habitants du cru. De nombreux Espagnols retournent à l’agriculture et des milliers d’immigrés se retrouvent sans activité. » En septembre, un Gitan a assassiné un Sénégalais, provoquant des émeutes entre noirs et Espagnols. Durant des semaines, la police a dû intervenir pour ramener le calme. En décembre, à la Mojonera, un Marocain a tué un Malien. Pendant des jours, les noirs ont attaqué les boutiques des Marocains. Dans la région d’Alméria, pas une journée ne se passe sans incidents entre immigrés de différentes origines ou entre autochtones et migrants. Selon Le Figaro, « une vingtaine d’immigrants ont été victimes d’agressions physiques en une année. Mohammed Torabi, 42 ans, témoigne : “A Santa Maria Aguila, une demi-douzaine de jeunes m’ont frappé sans raison, en me traitant de sale Arabe.” Tarek, Marocain qui vit depuis 10 ans à El Ejido, dénonce les “agressions racistes”, les “méfaits policiers”, les “limites à la liberté d’expression”[NDLR : pourquoi reste-t-il dans cet affreux pays ?]. Il dénonce les insultes des Espagnols et les agressions des Subsahariens. “On vit comme deux communautés dos à dos. Les gens du coin ne veulent plus de nous”, explique un immigré marocain. Sans parler des rivalités entre la communauté noire et les Marocains. “Les Marocains font tout pour que nous, les Noirs, on ne trouve pas de boulot.”, commente Ousman, un Sénégalais. » L’ensemble de ces violences fait que les agriculteurs – qui sont les plus gros employeurs de main d’oeuvre non qualifiée – sont de plus en plus méfiants au moment d’embaucher des immigrés illégaux. Ce qui pousse les dirigeants d’ONG à s’interroger sur l’avenir de ces immigrés qui, prétendument venus travailler en Europe, se retrouvent sans emploi, dans l’illégalité totale. Une minorité sera expulsée. Le reste se tournera naturellement vers les aides sociales ou la criminalité, les unes n’empêchant pas l’autre. Le seul espoir de nos voisins méditerranéens est actuellement de voir ces immigrés illégaux se répartir dans l’ensemble des pays européens – et accessoirement vivre aux frais de ces pays d’accueil – comme la France, par exemple. Une solution qui, à long terme, serait mortelle tant pour l’Union européenne, incapable de se doter d’une politique commune et de travailler pour le bien commun, que, malheureusement, pour l’ensemble du Vieux continent.
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