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Actualité politique mondiale....la vraie!

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Regard sur la crise...par le FN

jeudi 09 octobre 2008
Les conséquences de la crise financière


Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

La crise financière mondiale que nous traversons, la plus grave depuis 1929, aura eu le mérite de révéler aux Français deux enseignements extrêmement importants :

- d'une part, l'Europe ne sert à rien dans cette crise et regarde, impuissante, les Etats intervenir, y compris en renonçant au pacte de stabilité budgétaire ;

- d'autre part, l'Etat national demeure la référence et le recours indispensable en cas de crise grave comme nous le voyons aujourd'hui. La puissance publique retrouve toute sa légitimité trop longtemps brocardée et niée par les libéraux de tous poils.

Seul le Front National rappelle depuis des années la nécessité d'un Etat à la fois fort, régulateur et arbitre face à la spéculation financière internationale et aux fonds de pension prédateurs.

Seul le Front National rappelle aussi que l'Europe, déjà dépassée par la mondialisation, ne protège en rien les citoyens des Etats membres que ce soit contre le risque d'une guerre, d'une dépression économique ou d'un tsunami financier.

Nous espérons que les électeurs s'en souviendront aux élections européennes en reconnaissant au Front National la justesse de son analyse et l'antériorité de ses positions.
 


mercredi 24 septembre 2008
Les sommets de M. Sarkozy


Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

A l’Assemblée générale des Nations Unies, Nicolas Sarkozy a proposé un sommet pour "réfléchir ensemble aux leçons à tirer" de la crise financière internationale. Et il a proposé que ce soit lors de la réunion du G8 en novembre.
Cela s’appelle enfoncer les portes ouvertes. Car si les sommets du G8 ne servent pas à ce genre de réflexion, à quoi servent-ils donc ?
On a surtout l’impression que Nicolas Sarkozy, comme les autres orateurs du reste, se contente de paraphraser Cocteau :
Ces choses-là nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs.

 


lundi 15 septembre 2008
La crise bancaire symptôme de l'idéologie ultra-libérale


Communiqué de presse de Marine Le Pen

Après les renflouages de « Bearn Stearns » en Avril dernier, de « Fannie Mae et Freddie Mac » récemment, la faillite de la banque Lehman Brothers (n°4 des banques d’affaires américaines) est le symptôme de l’idéologie ultralibérale telle que nous l’ont imposé les élites mondialistes.

Le marché devait soi-disant se réguler lui-même, dans les faits il implose.
Le monde occidental assiste donc impuissant à l’effondrement du système bancaire et monétaire international.

Le Front National n’a eu de cesse de dénoncer ce système destructeur de richesses, qui au final, mutualise les pertes et privatise les profits, à l’instar de l’affaire du « Crédit Lyonnais ».
Ce recours systématique aux « fonds publics » en cas de banqueroute est insupportable pour le peuple !

Si les effets dévastateurs sur le plan d’une économie aujourd’hui globalisée n’étaient pas si dramatiques, on trouverait piquant que les plus ardents défenseurs du système du libre-échange, tels que les USA, s’appliquent aujourd’hui à eux-mêmes le protectionnisme.

Cet événement démontre une fois de plus que les analyses -non partisanes- et les solutions du programme économique du Front National sont les plus éclairées et les seules à même de préserver les intérêts de la France et de tous les Français


Le marasme économique français une fatalité ? Par Philippe Chevrier - Front National -
 
9 octobre, 2008
 

Ce document présente le bilan de l’économie française, explique les causes de la situation alarmante dans laquelle la France se trouve, et les solutions possibles.
Les électeurs français ne sont pas passionnés par les raisonnements économiques, et ils jugent l’efficacité d’une politique économique à l’aune de leurs propres intérêts: les uns souhaitent payer moins de taxes et d’impôts, les autres disposer d’une monnaie forte pour leurs vacances ou leurs échanges avec l’étranger, les autres encore souhaitent une amélioration du marché du travail, et d’autres enfin, plus de protection sociale ou des augmentations de salaires.
Les sondages montrent que globalement leur préoccupation première aujourd’hui se focalise sur le pouvoir d’achat.
Bien trop souvent ces électeurs ne se donnent pas la peine d’essayer de comprendre le pourquoi des choses, et se cantonnent à juger l’action des politiques aux résultats obtenus sur le seul créneau qui les concerne. Comble de l’ironie, ils se font régulièrement tromper par des hommes politiques peu scrupuleux qui leur font les promesses électorales qu’ils souhaitent entendre. De ce point de vue, l’actuel Président de la République a fait la démonstration qu’il pouvait promettre tout et son contraire sans se faire démasquer, au moins le temps d’une campagne électorale.
Mais ceci est l’apanage des grands partis qui se partagent depuis trop longtemps le pouvoir, et dont les élites curieusement disposent d’une invraisemblable marge de crédibilité quelque soit leur discours.
Il serait possible d’envisager de copier leur style, et de se comporter de la sorte pour augmenter le score du Front National aux élections, mais serait-ce conforme à l’idéal de son combat « tête haute et mains propres » ? Certainement pas.
Il ne reste donc qu’à emprunter le difficile chemin de la vérité, et donc à parfaitement maîtriser les phénomènes économiques pour dénoncer efficacement les contradictions des opposants politiques au pouvoir.
Il faut aussi proposer un programme économique crédible, sérieux, qui concilie les intérêts individuels avec l’intérêt collectif, et tient compte des contraintes réelles. Il faut éviter de sombrer dans le catastrophisme permanent, et avancer des arguments qui soient à l’épreuve des critiques.
C’est ce programme économique qui est ici ébauché, outil indispensable pour pouvoir se lancer avec les meilleures chances dans la campagne des européennes qui s’annonce plus favorable que les dernières pour le Front National.
La situation économique de la France

 

Le positionnement de la France ne cesse de régresser en termes de niveau de production au plan mondial (34ème rang en PIB par habitant, 10 places perdues ces 2 dernières années) ainsi qu’à l’intérieur même de l’Europe (niveau inférieur à la moyenne européenne).
La crise actuelle fait même reculer le PIB au 2ème trimestre 2008.
Le taux de chômage, même s’il s’améliore essentiellement à cause de phénomènes démographiques est encore très élevé, notamment en matière d’emplois non qualifiés.
Les comptes financiers et sociaux sont très déficitaires: la balance commerciale est dans le rouge depuis que le dollar US a décroché des autres monnaies, le déficit budgétaire ne décolle pas voire dépasse le maximum autorisé par les critères de convergence de la zone euro qu’elle a elle-même contribué à déterminer, et le déficit des comptes sociaux ne cesse de se creuser.
L’endettement (67% du PIB avec plus de 1200 Milliards d’euros) loin de se résorber s’aggrave d’années en années (multiplié par 5 en 20 ans).
Le remboursement de la dette constitue maintenant le poste le plus important des dépenses budgétaires.
La compétitivité, par rapport aux produits fabriqués à l’étranger est très hétérogène selon les secteurs d’activité: à part quelques secteurs de pointe comme l’aérospatiale, l’aéronautique, le nucléaire, et le transport ferroviaire où elle reste compétitive, (mais pour combien de temps encore?), la compétitivité de la France sur l’ensemble des autres secteurs manufacturiers est réduite à néant.
Ce phénomène est aggravé du fait que cette baisse de compétitivité ne se traduit plus par la dépréciation de la monnaie. Ceci eut pourtant été une conséquence normale qui, en réduisant d’autant le prix des exportations aurait pu les rendre plus compétitives. Le fait que la France ait adhéré à la zone euro et partagé ainsi sa monnaie avec des pays plus importants comme l’Allemagne dont le niveau de production est supérieur et la compétitivité plus élevée empêche que ce rééquilibrage ne se produise. Cette zone euro, malgré la crise importée des US et le choc pétrolier qui la frappent actuellement dispose dans son ensemble d’une balance commerciale équilibrée avec le reste du monde ce qui se traduit par un niveau de l’euro relativement stable par rapport aux autres monnaies, hormis bien sûr et pour l’instant le dollar US.

De ce point de vue, la France profite de son adhésion à la zone euro pour s’approvisionner en pétrole et en matières premières à un coût relativement peu élevé, ce qui dissimule d’autant la gravité de la situation économique.
Le niveau d’inflation contrôlé par la BCE reste raisonnable, autre avantage que lui procure en ce moment l’adhésion à la zone euro.

Le diagnostic

Pourquoi le niveau de production et d’emploi sont–ils si bas en France ?

Il y a plusieurs raisons à cela et ce qui est intéressant ce n’est pas de les énumérer mais d’essayer de les classer par ordre d’importance ou d’occurrence.

D’abord il faut rappeler que le taux de chômage n’est fonction que d’une seule chose : la capacité et la volonté d’embaucher de la part des entreprises. Ceci obéit à la fois à des critères objectifs (niveau d’activité, carnet de commandes, disponibilité sur le marché du travail, degré de facilité pour se séparer des salariés, coût du travail incluant les cotisations et taxes diverses, facilités de crédit…) et subjectifs (ambition du chef d’entreprise, vision de son potentiel d’activité, confiance dans le gouvernement, aptitude à travailler avec autrui…).
Certains gouvernements, de droite comme de gauche, ont cru qu’il était possible de subventionner l’emploi, et de créer artificiellement des emplois aidés, ce qui leur a, d’ailleurs, permis de s’auto déculpabiliser par rapport à l’aggravation des chiffres du chômage. Certes, dans un premier temps cette pratique des emplois subventionnés améliore les statistiques, mais le poids fiscal de ces opérations est tel qu’aucune de ces tentatives n’a jamais pu s’inscrire dans la pérennité. Les solutions proposées dans le chapitre suivant n’iront donc pas dans ce sens.

C’est d’abord sous Giscard D’Estaing, avec Fourcade et Barre que les plans de rigueur successifs ont commencé à faire augmenter le taux de chômage, dans le souci de contrôler une inflation galopante, suite aux concessions de mai 68, et au premier choc pétrolier de décembre 1973. Le but était, déjà, de se rapprocher de la politique de rigueur mise en œuvre

chez nos voisins allemands, et ainsi d’éviter les dévaluations du Franc en cascade.
Ensuite, les choses se sont encore aggravées avec Mitterrand, quand celui-ci s’est rendu compte en 1983, avec Delors et Rocard, qu’il lui serait impossible de continuer la politique économique généreuse commencée en 81, sans sortir du serpent monétaire vu le contexte d’ouverture des frontières économiques.
On est ainsi passé, en une dizaine d’années, au milieu des années 80, d’un taux de chômage de 3/4% à un taux à 2 chiffres avec plus de 2 millions de chômeurs déclarés. Ce fut la conséquence de plans de rigueurs successifs basés sur des restrictions de crédit, des augmentations d’impôts, et parfois aussi un contrôle des prix, avec pour effet la disparition de pans entiers de notre industrie, et dans le meilleur des cas une restructuration du tissu industriel.
Le plan de relance par la demande du premier gouvernement Mauroy en 81 n’a pas fonctionné non plus: la demande créée s’est portée sur des biens importés dégradant ainsi la balance commerciale et créant de ce fait une pression sur le franc.
Au total, après les efforts conjugués de Rocard et Delors l’inflation est redescendue en quelques années à 3/4%, mais le chômage réel hors emplois subventionnés est monté à 3/4 millions, imposant socialement une rémunération structurelle du chômage particulièrement pesante.

Dans un contexte d’ouverture totale de nos frontières économiques, cet insupportable taux de chômage est donc à imputer aux différents plans d’austérité, à la poursuite d’une immigration sans contrat de travail, au passage aux 35 heures, à un coût du travail globalement dissuasif, et au phénomène des délocalisations: non seulement les pays émergents ont pu déverser leurs produits sans payer de taxes sur le marché français, mais les entreprises manufacturières n’ont plus eu d’autre choix que de fermer boutique, ou de se délocaliser dans les pays européens à moindre coût de main d’œuvre, ou encore mieux dans les pays asiatiques où le coût du salaire horaire est jusqu’à 70 fois inférieur à celui de la France.

Depuis, la nécessité dans laquelle se sont placés les différents gouvernements de respecter les critères de convergence en matière de déficits publics liés au passage à l’euro a totalement supprimé les marges de manœuvre disponibles pour un redressement.

En résumé, voila donc pourquoi le niveau d’emploi est si faible:
- d’abord du côté de l’offre d’emplois
- sur le plan intérieur, à cause des plans d’austérité successifs avec leur concert de restriction du crédit et de contraction de la demande
par l’augmentation des impôts, à un coût du travail excessif lié en partie aux 35 heures, ainsi qu’à cause du manque de marge de manœuvre lié au respect des critères de convergence,
- sur le plan extérieur, du fait des disparitions et délocalisations d’entreprises, soumises à une concurrence insupportable suite à l’ouverture totale de nos frontières économiques avec une monnaie, dont le niveau d’appréciation n’est plus lié à la dépréciation de notre productivité (35 heures, coûts salariaux cotisations et taxes comprises)
- ensuite du côté de la demande d’emplois avec une immigration non contrôlée et même encouragée.

On voit clairement que l’action de la BCE et le niveau du dollar US par rapport à l’euro ne jouent qu’un rôle conjoncturel très secondaire sur le niveau de l’emploi, par rapport aux autres causes énumérées ci-dessus.

Pourquoi le déficit budgétaire n’a-t’il pas pu être résorbé ?

Côté dépenses, jusqu’à présent, les résistances syndicales au changement et à l’effort collectif face à un manque de lucidité et de courage des dirigeants successifs ont réduit à néant les tentatives de recherche d’économies.
Par ailleurs les besoins criants de modernisation dans tous les domaines (éducation nationale, justice, police, armée, collectivités locales, politique de la ville) ont plutôt encouragé les ministres à dépenser, sans que jamais ils n’aient été contraints de faire le bilan, à posteriori, de l’efficacité de leurs politiques.
Enfin, le refus des politiques au pouvoir d’admettre que beaucoup de gabegies pouvaient être évitées, notamment en matière d’empilement des niveaux administratifs (communes, intercommunalités, départements, régions, nation, et institutions européennes), mais aussi concernant la clarification de la répartition des compétences entre le pouvoir central et les collectivités locales, a rendu extrêmement difficile la réalisation d’économies de dépenses de fonctionnement. On sait trop que l’intérêt financier bien compris des partis de l’établissement ne les pousse pas à faire ce ménage.
Le volume croissant de la dette n’a pas non plus autorisé à réduire le poids de son remboursement.
On voit aujourd’hui que malgré une situation démographique particulièrement favorable qui permet au gouvernement d’afficher une volonté de réaliser des économies en ne remplaçant qu’un départ à la retraite sur deux dans le secteur public, ce déficit ne se comble toujours pas, aggravant encore plus notre endettement déjà beaucoup trop lourd. Il faut croire que la mise en œuvre de cette politique est insuffisante et nécessite plus de courage que la majorité actuelle n’est capable d’en démontrer.

Côté recettes, ce n’est pas non plus la panacée: le niveau d’activité n’est pas au niveau attendu du fait de la crise des subprimes et de ses conséquences financières notamment en matière de resserrement du crédit, et par conséquent, les rentrées fiscales ne sont pas suffisantes.
On voit ainsi que c’est à la fois du côté des dépenses et des recettes que réside l’explication du déficit chronique des comptes publics et de l’accroissement inexorable de la dette publique.

Pourquoi la compétitivité de l’économie s’est-elle dégradée, et la balance commerciale s’est-elle durablement installée dans le rouge ?

Un renchérissement de nos produits
Sans doute, l’entêtement corporatiste de certains syndicats dont d’ailleurs la représentativité est discutable y est pour beaucoup. La plus stupide de leurs revendications, reprise par la gauche, les 35 heures, a été de faire croire que l’on pouvait partager le travail : ceux qui avaient un travail devaient travailler moins pour laisser la place à ceux qui n’en avaient pas. Incroyable bêtise qui a bien plus plombé les comptes des entreprises et donc découragé leurs responsables d’embaucher, qu’elle n’a contribué à créer des emplois (aidés, de toutes façons, donc, non pérennes).
Par ailleurs, la recherche toujours plus prégnante de recettes fiscales a entraîné une surtaxation des entreprises françaises qui ont du répercuter ce surcoût dans leurs prix.

Une compétition accrue
Il faut aussi considérer que le monde n’est pas figé et qu’il est au contraire en évolution constante. Les pays en voie de développement sont devenus pour certains d’entre eux et non des moindres (Brésil, Indes, Chine, Russie soit près de 3 milliards d’individus) des pays émergents dont les produits de qualité sont fabriqués maintenant avec un savoir faire acquis et des coûts de main d’œuvre incomparables (rapport de 1 à 70 du coût salarial horaire entre la Chine et la France, par exemple).

La disparition des frontières
La volonté maintes fois exprimée de libérer le commerce international dans le cadre de l’OMC par la disparition progressive des droits de douane a donc permis à ces produits non seulement de concurrencer les exportations françaises. La balance commerciale a ainsi basculé dans le rouge, et le marché français a été envahi, créant ainsi (nous l’avons vu plus haut) des disparitions massives d’emplois manufacturiers, et aussi de certains services obligeant les entreprises à délocaliser leur activité.

La solution pour sortir de ce marasme existe

Elle découle bien sûr du diagnostic et ne peut se résumer à une seule disposition, mais doit, au contraire, se composer d’un ensemble cohérent de mesures privilégiant l’intérêt collectif et nécessitant du courage pour leur mise en oeuvre:

Retrouver de la compétitivité

Il faut à l’évidence rendre la production manufacturière française compétitive car c’est la seule solution pour retrouver un niveau d’emploi non qualifié satisfaisant. Pour cela il faut réduire sensiblement le coût du travail.

A cet effet, il convient de réduire la pression des taxes et cotisations sur les entreprises en trouvant des recettes ailleurs.
De ce point de vue, une TVA solidaire apporterait la bonne réponse en faisant financer les caisses à vocation sociale (maladie, vieillesse, chômage…) par la consommation plutôt que par des cotisations pesant sur les entreprises et sur le travail.
Il faudra donc la mettre en place.
Cette mesure aura aussi pour effet de redonner aux productions françaises une compétitivité relative à l’intérieur de la zone euro: d’une certaine manière elle équivaut à une sorte de dévaluation de la monnaie, dans la mesure où les importateurs ne peuvent pas la récupérer contrairement aux producteurs français. Un redressement relatif de la balance commerciale devra en découler.
Il faut aussi se convaincre que son taux qui, d’ailleurs ne saurait dépasser 3%, n’aura qu’un effet inflationniste réduit, car il faudra exiger que les entreprises françaises s’engagent à baisser leurs prix d’un montant équivalent à celui de la baisse de charges patronales que ce transfert occasionnera.
Un contrôle temporaire des prix devra être mis en place pour vérifier que ce soit bien le cas.
Il ne faut pas non plus négliger la réaction sociale que l’application de cette mesure produira: les syndicats et la gauche ont toujours été violemment opposés à ce type d’imposition indirecte qu’ils estiment anti-social car frappant autant les pauvres que les riches ; des compensations pourront être négociées au cas par cas.

Un autre moyen de retrouver de la compétitivité sera d’affaiblir celle des produits importés par la restauration de droits de douanes:
- soit aux frontières d’une zone à laquelle la France aura choisi d’appartenir, car constituée de nations ayant la même approche de protection de leurs peuples (dans le cadre d’une Europe des Nations capables de constituer entre elles des accords de communauté d’intérêts selon les sujets),
- soit, si c’est impossible, aux frontières françaises.
Ces droits de douanes devront être fixés à un taux qui placera les prix des produits importés à un niveau toujours légèrement plus compétitif que les produits français pour exercer une pression constante sur les industriels français, les obligeant ainsi à poursuivre la recherche de compétitivité.
Ces droits de douanes ne frapperaient que les produits en provenance de pays pratiquant ouvertement un dumping social, fiscal, monétaire et environnemental, ce qui exclurait d’emblée tous les pays développés, et notamment les membres actuels de l’Union Européenne.
Ces droits de douane seraient bien sûr constamment revus en fonction de l’évolution des pays concernés. Ils pourraient aussi, accessoirement, être restitués aux importateurs de ces pays sur la base de remises de prix lors d’achats de produits français ou de la zone concernée, particulièrement stratégiques, dont la liste et les taux de remise auront été établis, publiés, et mis à jour régulièrement.
Il ne s’agit pas d’un repli sur soi, ni d’une volonté de freiner les échanges commerciaux, mais simplement, de rétablir une émulation loyale des fabrications françaises pour pousser nos industriels à continuer leurs efforts d’inventivité destinés à rechercher, en permanence, une meilleure compétitivité.
Il n’y a rien à craindre non plus d’une stricte réciprocité de la part des pays faisant l’objet de ces droits de douanes car les produits concernés fabriqués en France n’ont jamais été, et ne seront jamais, pour la plupart, exportés vers ces pays. Nos industries ne subiront donc pas de pertes de marché. De même que cela n’empêchera nullement nos industries de pointe (aérospatiale, aéronautique, nucléaire, TGV…) de continuer à commercer avec ces pays car les critères de choix s’appuient sur des enjeux d’importance sans commune mesure avec les flux de produits qui seraient concernés par ces droits de douane. On le voit, par exemple, quand la Chine est confrontée à un choix entre Boeing et Airbus.

Un autre moyen de retrouver de la compétitivité serait de modifier les conditions de travail avec une simplification du code du travail.
Il faudra officiellement revenir aux 39 heures payées plus que 35, au prorata (+ 11,42%), et encourager les heures supplémentaires, les heures de nuit et les heures travaillées en week-end ou jours fériés par une rémunération plus forte qu’actuellement.

Ce retour aux 39 heures devra faire l’objet de négociations par branche concernant leur conséquence en matière de jours RTT et de flexibilité.
Il sera nécessaire de revaloriser le travail beaucoup plus que l’actuel gouvernement ne tente de le faire en creusant l’écart entre le SMIC et le
RMI, lequel ne devra plus faire l’objet de réévaluations systématiques liées à l’inflation, et bien sûr faire en sorte que ce RMI ne soit plus versé qu’aux français et membres de l’Union Européenne quelque soit leur origine.
D’une manière générale, il faudra mettre fin aux pompes aspirantes de l’immigration pour que celle-ci cesse de peser sur les salaires des emplois non qualifiés. Tant que nous serons en situation de sous emploi, il conviendra aussi d’arrêter l’immigration de travail mise en place par l’actuel gouvernement qui, outre la caractère nocif pour les pays d’origine, ne fait que se surajouter à l’immigration clandestine actuelle et que peser sur les salaires des emplois, cette fois-ci, qualifiés.
Il faudra drastiquement agir sur le secteur bancaire pour qu’il accompagne beaucoup mieux qu’il ne le fait actuellement les projets de création et d’extension d’entreprises sur la base de business plans rigoureux plutôt que sur des garanties financières d’un montant égal aux prêts accordés. Il n’est plus possible que ce secteur continue à se rémunérer sur des crédits pour lesquels il ne courre aucun risque. Il ne s’agit pas d’être aussi laxiste que le système en vigueur de l’autre côté de l’Atlantique et de laisser libre cours à la spéculation immobilière dont on voit les limites aujourd’hui, mais simplement de faciliter la vie de ceux qui acceptent de jouer leurs économies dans des projets d’avenir susceptibles de créer des emplois.
Il faudra aider les entreprises cotées en bourse qui proposeront l’échange salaire contre actions en bonifiant significativement ces opérations.
Parallèlement les systèmes d’intéressement et de participation devront être encouragés.

Rétablir l’équilibre des finances publiques

En matière de finances publiques un gros effort de retour à l’équilibre devra être entrepris tout en remboursant la dette.
Côté recettes il n’y a pas grand-chose à attendre, les taux d’imposition étant particulièrement élevés, et il faudra pratiquer plutôt une politique de baisse des impôts, en particulier de ceux frappant le travail.
Par contre, il sera possible de récupérer, à terme, des recettes par le biais de la reprise d’activité. Il faut quand même être prudent dans ce domaine,

car si cette politique est de nature à relancer la croissance, cette dernière peut être affectée à tout moment par des événements extérieurs, sans rapport avec cette orientation et sur lesquels aucune action n’est possible.

C’est donc bien du côté des dépenses qu’il faudra exercer tous les efforts. Il faudra donc poursuivre la politique de restructuration commencée timidement et surtout maladroitement par le gouvernement actuel, ne remplacer qu’exceptionnellement les départs à la retraite, introduire le management par objectifs et les avancements au mérite ainsi que l’informatisation poussée de l’administration.
Les résistances syndicales seront fortes et il faudra à la fois négocier et se montrer déterminés (beaucoup plus que le gouvernement actuel), et se placer au contact direct des fonctionnaires par voie de référendum si nécessaire.

Dans l’éducation nationale, il est nécessaire de privilégier la qualité, et de ne pas céder à la démagogie: il vaut mieux par exemple une classe de 40 élèves animée par un professeur passionnant et de qualité, que 2 classes de 20 élèves où les professeurs sont placés à la merci des élèves.
En matière de justice il faudra s’attacher à trouver des procédures plus rapides et donc moins onéreuses.
En matière de santé, il est clair que les remboursements de prestations et éventuellement les prestations gratuites devront être réservées uniquement aux français et par extension aux membres de l’Union Européenne, quelque soit leurs origines. Cette mesure doit procurer une économie considérable, et contribuer au rééquilibrage des comptes sociaux.

En matière de gabegie il est impératif de s’attaquer à la suppression d’un étage administratif, et, à la clarification des compétences respectives des collectivités locales pour éviter la surenchère sur les subventions, et exiger la transparence et l’équilibre des comptes.
La politique de décentralisation ne sera pas poursuivie dans l’immédiat.

Le pouvoir de la cour des comptes sera considérablement renforcé.

Disposer d’une monnaie correspondant au niveau de compétitivité de la France, et traiter le sujet de l’appartenance à l’euro

En préalable, et contrairement à l’opinion répandue, il faut bien comprendre que l’euro n’est pas une monnaie forte: en effet, depuis son lancement, l’euro ne s’est apprécié contre aucune autre monnaie librement échangée, à l’exception du dollar US. Au contraire, cette monnaie s’est plutôt dépréciée face à la livre sterling, le franc suisse ou encore les monnaies des pays du nord de l’Europe, et bien d’autres encore, non accrochées au dollar US.
Aujourd’hui, l’appartenance de la France à la zone euro constitue, malgré tout et temporairement, un avantage, dans la mesure où cette monnaie, du fait qu’elle est partagée avec d’autres nations à plus forte productivité, se situe à une valeur très au dessus de celle correspondant au niveau de compétitivité intrinsèque de la France.
Ceci confère aux entreprises françaises un pouvoir d’achat supérieur à la réalité notamment concernant les importations de carburants et de matières premières, mais en contrepartie freine leurs exportations.
Globalement, l’effet en est plutôt favorable, car il limite naturellement l’inflation: en achetant les matières premières et les carburants à moindre frais, les entreprises ont des coûts de production (hors frais de main d’œuvre) moins élevés ce qui contribue à renforcer leur compétitivité.
On voit que la situation inverse, avec une monnaie dépréciée aurait, au contraire, un effet inflationniste pervers par le renchérissement des importations de carburants et de matières premières.

Le caractère illusoire du montage iconoclaste de l’euro doit nous forcer à rester vigilants car la nature même du système incite chaque nation de la zone, pour des raisons de popularité intérieure, à s’enfoncer dans la facilité budgétaire, dans la démagogie en termes de rémunération et de conditions de travail, espérant que les autres feront les efforts nécessaires à leur place.
Nul doute que, dans un tel système, ceux qui produisent des efforts ne supporteront pas longtemps la présence des autres, à moins qu’eux-mêmes ne se découragent sous la pression de leur opinion. Dans ce dernier cas, le plus probable, l’euro commencera à dévisser sérieusement par rapport à l’ensemble des autres monnaies y compris le dollar US: il suffira que le nouveau président des Etats-Unis décide de rapatrier ses troupes d’Afghanistan et d’Irak, diminuant ainsi très fortement les dépenses militaires des Etats Unis, avec pour effet le rétablissement de l’équilibre des comptes publics de ce pays, pour que la spéculation à la baisse du dollar US ne se renverse.
Dans un tel schéma, la France n’aura plus aucun avantage à rester dans la zone euro, et devra récupérer sa monnaie ( euro-franc, franc,au niveau de lancement actuel de l’euro ou du franc, peu importe, car ce choix obéira plus à des critères subjectifs qu’économiques). Elle devra,
dans le même temps, réactiver son institut d’émission national, ce qui est parfaitement possible et réalisable, contrairement à ce que les européistes font croire.
Par contre, et là encore contrairement à une opinion trop facilement répandue il faut bien voir que cet institut national d’émission, s’il doit être contrôlé par le pouvoir politique, ne devra pas, dans les faits, pratiquer une politique très différente de celle actuellement suivie par la BCE, car cette politique est la seule raisonnable possible: la BCE aujourd’hui n’est que le seul outil intelligent d’un mécanisme qui, lui, est stupide, celui de la zone euro, dans lequel une monnaie unique fait face à un assemblage extrêmement disparate en matière de conditions de travail (temps de travail, rémunérations, congés, cotisations etc…), et aussi en matière de politiques fiscales et budgétaires selon les nations qui la composent.
En fait, la BCE ne fait que pratiquer une politique raisonnable de taux d’intérêt visant à maintenir l’inflation à un niveau compatible avec les équilibres commerciaux de la zone euro, et la juste rémunération de l’épargne, en face des conditions de travail, des politiques fiscales et budgétaires diverses et variées et souvent laxistes des nombreux états qui la composent, dont la France n’est pas, de loin, le meilleur élève.
Par conséquent, l’action de la BCE ne fait que maintenir peu ou prou la valeur de l’euro, sans pour autant la surévaluer. De même, le futur institut national d’émission devra pratiquer une politique de taux d’intérêt visant à ce que la valeur de la monnaie nationale soit compatible avec les équilibres commerciaux de la France et la juste rémunération de l’épargne.

Dans le cas de la récupération de la monnaie, il conviendra de la laisser flotter pour décourager les spéculateurs. Elle se placera ainsi à son vrai niveau, ce qui produira de la compétitivité pour les produits français, et contribuera ainsi au rééquilibrage de la balance commerciale, pourvu que soit pratiquée la politique de sagesse en matière de finances publiques décrite ci-dessus.

Un ensemble de dispositions cohérent et générateur de pouvoir d’achat supplémentaire

Il s’agit là d’une politique économique qui se donne les marges de manœuvre nécessaires tout en ne sombrant pas dans le laxisme. C’est la clé pour permettre aux investisseurs de recommencer à produire en France avec des débouchés autorisant la réalisation de profits, contribuant ainsi à la réduction du chômage, et au rééquilibrage des comptes publics et sociaux.
Cet ensemble de mesures est aussi le seul à pouvoir générer du pouvoir d’achat rapidement et de manière pérenne : Les 39 heures qui se traduiront tout de suite par une augmentation de salaires de plus de 11%, la baisse des cotisations sociales par la TVA solidaire, puis, plus tard, la reprise d’activité en même temps qu’un arrêt total de l’immigration, une amélioration des remboursements de la sécurité sociale, le financement des retraites, et une diminution de l’impôt sur le travail, tout ceci concourra à une reprise rapide et pérenne du pouvoir d’achat sans déstabilisation des équilibres commerciaux ni financiers.
Ce n’est qu’après avoir rétabli ces équilibres que la France pourra, peut être, à nouveau, envisager une immigration de travail, mais cette fois-ci parfaitement encadrée et contrôlée, avec des contreparties pour les pays d’origine, puis, et sans doute, beaucoup plus tard, sous réserve que les pays émergents cessent de pratiquer les dumpings en tous genres décrits plus haut, une disparition progressive et sélective des droits de douane.

On voit trop bien que toutes ces recommandations se tiennent. Il n’est pas question de se livrer ici à un chantage similaire à celui pratiqué par Jacques Attali dont, d’ailleurs, la plupart des propositions ne sont pas à la hauteur des enjeux, mais plutôt d’insister sur le fait que la réussite de chaque mesure dépend en grande partie de la mise en œuvre simultanée des autres recommandations.

Il s’agit là d’un ensemble cohérent et qui ne sera complètement efficace que s’il est mis en œuvre dans sa totalité. Il pourra être enrichi dans le cadre du CAP 10.

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