On se souvient que, durant la campagne des élections municipales de mars 2008 à Hénin-Beaumont, le chanteur et bobo Renaud a apporté son soutien à la liste du maire socialiste sortant - et réélu - Gérard Dalongeville. Le chanteur gauchiste prétendait alors dans une courte interview donnée aux côtés de Marie-Noëlle Lienemann, seconde de liste, vouloir faire barrage à « la peste brune, au fascisme et à la droite extrême (sic) » - comprendre la liste du Front national, menée par Steeve Briois et Marine Le Pen, laquelle représenterait « un vrai danger » de voir ressurgir « la bête immonde » (resic).
Ce dernier déclarait en outre que son grand-père maternel originaire de cette région avait été mineur de fond à Lens dès l’âge de 13 ans et militant syndicaliste… Mais ce qu’il s’était bien gardé de préciser, c’est que son grand-père avait aussi été membre du PPF (Parti populaire français), parti fasciste et collaborationniste de Jacques Doriot (qui a débuté sa carrière politique au PCF). Ces informations ont été révélées sous la plume de Christian Laborde chargé de rédiger une biographie du chanteur parue en septembre 2008 chez Flammarion.
« Renaud, dit-on, serait mal à l’aise avec ce récit », écrit un journaliste du Figaro dans l’édition du 17 octobre 2008. Et comment ne pas l’être après s’être proclamé défenseur de « la grande famille de gauche arc-en-ciel » et farouchement opposé à « la peste brune » (formule bien mal choisie pour désigner le Front national qui compte bon nombre de Résistants à l’Occupation allemande et qui s’avère être le seul parti à défendre les libertés) ! La biographie révèle par ailleurs que son père travaillait pendant la guerre à Radio-Paris, station de radio qui diffusait la propagande des occupants nazis. Décidément, on comprend mieux pourquoi « la famille n’apprécie pas ce retour sur le passé » comme le précise Le Figaro.
Le ridicule des propos tenus par Renaud lors des élections municipales suffisait à décrédibiliser le personnage mais il est hilarant de constater que ce farouche anti-FN qui défend ce nouveau totalitarisme qu’est le mondialisme sous des airs de faux humaniste de gauche se trouve être le fils et le petit-fils de collabos.
Ajoutons, pour conclure, que Marine Le Pen, qui incarnerait selon Renaud la « bête immonde », a quant à elle pour père un homme d’honneur qui a résisté à l’envahisseur en 1940 et qui a tenté de rejoindre les FFI en novembre 1944 (son trop jeune âge ne le lui a pas permis), et pour grand-père, un patron pêcheur mort pour la France !