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Actualité politique mondiale....la vraie!

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Vu de Flandre... de et par le vif.be (mise à jour le 17/11/08)

Vu de flandre: le séparatisme piétine

12/09/2008 10:00

"Il est vraisemblable que vous-mêmes, chers lecteurs, serez choqués », avertissait Dorothée Klein dans son dernier éditorial, portant le titre « Le séparatisme progresse ». Elle faisait allusion aux points de vue que défendront les chroniqueurs flamands de la nouvelle rubrique Vu de Flandre.

J'ai donc bien compris ce qu'on attendait de moi. Je vais vous révéler des choses sur la Flandre que vous ne lisez pas ou peu dans la presse francophone..

Cette année, l'IJzerbedevaart et le Gordel ont attiré moins de monde que jamais. Une étude de la KUL montre que, aux élections fédérales de 2007, 13 % seulement des électeurs flamands ont été guidés dans leur vote par le communautaire, et que le nombre de séparatistes en Flandre s'élève à 9 % (chiffre deux fois moins élevé que chez les francophones, selon un sondage récent du Vif/L'Express).

Vu de flandre: Davantage d'efforts, SVP !

18/09/2008 13:50

En Flandre, c'est le calme plat en comparaison avec les déclarations politiques tonitruantes qui tombent dans le sud du pays, où la campagne électorale pour les élections régionales de juin 2009 bat déjà son plein. C'est fort tôt.

Didier Reynders se verrait bien comme ministre-président wallon. Au Nord, nous suivons cela avec grand intérêt. Car cette lutte à mort entre libéraux, socialistes et humanistes n'est pas sans conséquences sur ce que les Flamands réclament haut et fort : une grande réforme de l'Etat. Ceux-ci sont convaincus que réformer la Belgique est indispensable pour préparer l'avenir. Cela dépasse de très loin le problème posé par quelques communes situées en Flandre qui veulent rejoindre la Région de Bruxelles-Capitale. Et la question de la nomination des bourgmestres de Kraainem, Wezembeek-Oppem et Linkebeek, qui se moquent de leur autorité de tutelle flamande, n'est guère plus qu'un détail face aux défis colossaux que la Belgique devra relever.

D'aucuns disent : à bas le communautaire, occupons-nous des vrais problèmes des gens. De leur pouvoir d'achat, d'abord. Je suis désolé, mais le communautaire est inextricablement lié au socio-économique. Les entités fédérées devront mieux faire, car l'Etat fédéral est incapable de payer indéfiniment tous les comptes de la Belgique. Cette réalité, apparemment ignorée au Sud, est claire comme de l'eau de roche au Nord.

Vu de flandre: le grand mensonge

25/09/2008 12:08

Pendant le week-end écoulé, le CD&V a sacrifié le ministre-président flamand Kris Peeters, son chef de file pour les élections régionales de 2009, pour sauver le fauteuil d'Yves Leterme au 16, rue de la Loi et assurer le maintien du parti au pouvoir.

Ceux qui espèrent, pour autant, à Bruxelles et en Wallonie, que le dossier communautaire sera liquidé devront déchanter. Les espoirs créés relèvent justement du grand mensonge qui a été mis en scène pendant ces jours mouvementés. Car, par leur conduite, le président du MR Didier Reynders, le président du PS Elio Di Rupo et la présidente du CDH Joëlle Milquet ont totalement battu en brèche la continuité de l'Etat fédéral et la solidarité entre le Nord et le Sud.

Pendant l'ère Verhofstadt, les libéraux et les socialistes ont démoli les finances du pays. Didier Reynders et Elio Di Rupo en portent la très lourde responsabilité. Sous la coalition violette, la misère a atteint des sommets inédits en Belgique.

Petit à petit, des prestations de santé abordables sont devenus inaccessibles. Les montants des pensions sont si bas qu'ils mènent tout droit à l'appauvrissement des seniors.

De plus, Reynders et Di Rupo ont imposé au pays une loi de financement par laquelle 98 % (!) du produit de l'impôt des personnes physiques disparaît aussitôt dans les caisses des entités fédérées.

Vu de flandre: Bruxelles, le "modèle bâtard"

03/10/2008 09:35

La réforme de l'Etat est dans une impasse totale. La paralysie qui frappe notre système politique n'a rien de positif, quoiqu'elle présente au moins un avantage pour moi, en tant que bruxellois : jamais on n'a autant parlé de Bruxelles.

En Flandre, on évoque souvent Bruxelles, de manière stéréotypée : trop sale, trop francophone, trop d'étrangers. Bruxelles y est encore davantage considérée comme un pion sur l'échiquier institutionnel.

Mais l'attitude de la Wallonie à son égard n'est pas tellement différente. Le timide rapprochement entre la Wallonie et Bruxelles ne sert-il pas, en premier lieu, de contrepoids aux exigences communautaires des Flamands ? Il est vrai aussi que tant la Flandre que la Wallonie font tout pour gagner la faveur de la capitale. Mais Bruxelles ne veut pas choisir entre les deux. Elle aime le dynamisme économique flamand tout comme la communauté de langue qu'elle forme avec les Wallons. Mais Bruxelles tient en horreur ses grands frères flamand et wallon, qui ne ratent jamais une occasion pour lui enjoindre de se tenir coite tel un enfant.

Le temps d'une nouvelle référence est arrivé : het « bastaardmodel ». Cela consiste à réinventer les Ketjes ou les Zinnekes de Bruxelles, le folklore en moins : des Bruxellois sûrs d'eux, de langues et d'origines diverses, cosmopolites, qui savent qu'ils partagent autant, sinon davantage, avec New York, Paris et Londres qu'avec Anvers et Liège.

Vu de flandre: l'identité fait la force

10/10/2008 06:06

Ces derniers temps, Karl-Heinz Lambertz, ministre-président de la Communauté germanophone, fut omniprésent dans les médias. Les négociations gouvernementales interminables attiraient les journalistes, perplexes, vers son cabinet à Eupen.

Il fut ensuite l'un des trois médiateurs royaux chargés de débloquer les négociations communautaires. Malgré les réactions mitigées que le rapport final du trio des médiateurs a suscitées en Flandre, Lambertz a incontestablement augmenté son influence dans les cénacles de la Rue de la Loi. Et, du même coup, le prestige de sa Communauté en a été rehaussé.

Au cours des cinq réformes de l'Etat, les Belges germanophones ont pratiquement été tenus à l'écart des négociations institutionnelles. L'objectif n'était pas de transformer la Belgique en Etat fédéral au bénéfice des germanophones : il s'agissait d'une « guerre tribale » entre Flamands et francophones dont il est résulté, par ricochet, que l'est du pays est aujourd'hui doté des pouvoirs législatif et exécutif.

Vu de flandre: de l'humour noir comme jais

16/10/2008 16:50

Tu sais, me disait mon frère, d'où sont provenus les problèmes de liquidités chez Fortis ? Miet Smet a touché son épargne prénuptiale.

Cela me rappelle une blague concernant Margriet Hermans. Pourquoi le prix du cuivre a-t-il monté si fort ? Parce qu'elle s'est fait implanter un stérilet. Margriet Hermans est députée flamande (Open VLD) et chanteuse. Au cours d'interviews, elle a souvent évoqué son excès de poids. Si vous l'ignoriez, la blague n'est pas drôle. Et si vous le saviez, elle n'est pas pour autant plus savoureuse.

Le jour d'après, alors que je participais à un débat consacré à la question de savoir si la littérature pourrait sauver la Belgique, je me suis dit que les blagues sont intraduisibles. Est-il important que des écrivains flamands soient lus dans le sud du pays, et vice versa ?

Les auteurs flamands font éditer leurs oeuvres à Amsterdam, mais ne peuvent espérer que leurs lecteurs néerlandais comprendront leurs blagues. Par ailleurs, à l'intention de leurs concitoyens francophones, les traductions françaises de leurs écrits gagneraient sans doute à être accompagnées de notes en bas de page. Ce qui tombe sous le sens à Anvers n'est guère compréhensible à Liège. Cela vaut aussi, en sens inverse, pour les auteurs francophones.

Vu de flandre: Pas de querelles communautaires à propos de la crise financière

24/10/2008 09:57

Ethias est la victime la plus récente de la crise financière. L'assureur des communes et des intercommunales a dû trouver 1,5 milliard d'euros de capital frais. Les gouvernements wallon et flamand ont trouvé l'argent, comme ils l'avaient déjà fait dans le dossier Dexia, de concert avec le gouvernement fédéral, acteur principal de l'affaire Fortis.

Bref, dans cette crise financière, les tensions communautaires restent à l'arrière-plan, contrairement à ce qui se passe en politique. Pourtant, le contraire aurait été possible. Ethias est une entreprise qui s'est toujours située dans la mouvance des socialistes wallons. Son nouveau patron Bernard Thiry - appelé à remplacer, sur-le-champ, le « gaffeur » Guy Burton - est un confident de Di Rupo.

Chez Dexia, ce sont les Flamands qui tirent les ficelles. Du moins en a-t-il été ainsi jusqu'au moment où les Français y ont renforcé leurs positions. Le Holding communal est dirigé par le Flamand Carlos Bourgeois. Et Arco, qui brasse pas mal d'argent issu du Mouvement ouvrier chrétien, est fortement marqué d'une empreinte flamande, à cause du poids de l'ACV-CSC (dont l'aile néerlandophone est beaucoup plus puissante que l'aile francophone). Fortis est davantage une banque asexuée, parce qu'elle est issue à la fois de la Générale de Banque, à dominante francophone, et de la CGER (plus flamande)... sans oublier les influences néerlandaises.

Vu de Flandre: le projet de Groen!

31/10/2008 07:25

Les sondages attribuent à Groen! entre 6 et 7% des voix en Flandre. Sans être franchement mauvais, ce score n'a rien d'extraordinaire, compte tenu d'une prise de conscience écologique grandissante, du malaise actuel des partis de la majorité et de la déconfiture de notre système financier.

Tandis qu'en Belgique francophone Ecolo tire profit de l'immobilisme du gouvernement Leterme, les verts flamands peinent à faire entendre leur voix. Il est vrai que, pendant des mois et des mois, le débat politique a été monopolisé par les questions communautaires, et personne ne brûle de connaître l'avis d'un parti écologiste sur ce sujet. En outre, contrairement à Ecolo du côté francophone, Groen! n'est pas le seul parti d'opposition en Flandre. Dans le nord du pays, c'est surtout le parti anti-establishment de Jean-Marie Dedecker qui accapare toute l'attention.

Mais il y a plus. Depuis la bérézina électorale de 2003, Groen! a traversé quelques années pénibles; l'apaisement n'est d'ailleurs pas entièrement revenu dans ses rangs. Avant les élections fédérales, de gros remous ont été provoqués par la composition des listes. Puis s'est tenue une élection présidentielle houleuse, gagnée par l'ex-ministre flamande Mieke Vogels. Ensuite, la stratégie de communication, si rigide, auparavant, a été complètement relâchée pendant quelque temps. Alors que, de longue date, la communication constitue le point faible des verts flamands.

Vu de flandre: la SA Belgique se réunit et change

07/11/2008 09:44

La réunion, mercredi dernier, entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées montre comment la SA Belgique rénovée peut et doit fonctionner. Les deux niveaux de pouvoir souhaitent oeuvrer ensemble à l'amélioration de la situation économique épineuse née de la crise financière.

Les ministres de l'Economie flamand, wallon et bruxellois, quant à eux, s'étaient déjà donné rendez-vous. Les Régions s'étaient entendues pour conjuguer leurs efforts afin de peser davantage sur les autorités européennes. Ce faisant, elles se sont engagées dans la bonne voie, celle d'une coopération à la carte. Car, il faut bien le reconnaître, les trois filiales de la société mère fédérale se font parfois de la concurrence. Yves Leterme les a assurées de son soutien. Aussi se sont-elles réunies à son cabinet, au 16, rue de la Loi. Mais Leterme manque d'argent pour les aider. Il s'emploie alors surtout à coordonner leurs efforts.

Le plus souvent, les politiques volent au secours d'une mauvaise conjoncture en programmant de grands travaux publics pour lesquels ils s'endettent, tout en accroissant les déficits. Les travaux publics dépendent des Régions. A l'instar de l'enseignement, de la formation, de l'activation des chômeurs, de l'accueil d'enfants, etc. : des compétences qui procurent du travail aux gens.


 

Vu de flandre: de la suite dans les idées

14/11/2008 09:46

Devinez qui est l'auteur de la déclaration suivante : « Qu'un ministre en exercice cautionne des actions contraires à la loi commises par des bourgmestres est inacceptable. »

J'entends certains s'exclamer : « C'est Marino Keulen, le ministre flamand extrémiste qui se fonde sur des textes "illégaux" pour refuser la nomination de trois bourgmestres francophones démocratiquement élus dans des communes à facilités. » Faux. Ces mots figurent dans une lettre adressée par Elio Di Rupo, au début de 2007, à Yves Leterme, alors ministre-président flamand.

Di Rupo voulait-il donc que des bourgmestres récalcitrants du Vlaamse Rand soient poursuivis ? ! Eh bien, oui. Sauf que le président du PS visait des mayeurs flamands boycottant l'organisation des élections législatives qu'ils jugeaient inconstitutionnelle du fait de la non-scission de l'arrondissement de BHV. Di Rupo était irrité par l'attitude de Keulen, ministre flamand de l'Intérieur, qui avait annoncé qu'il ne prendrait pas de mesures à l'encontre de ces bourgmestres « parce que la Cour d'arbitrage avait rendu un arrêt clair » et que « chaque Flamand qui se respecte réclame la scission de BHV ».

 

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