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Guantanamo: La Belgique juge "prématuré" d'accueillir des ex-détenusLes Etats-Unis n'ont pas encore déterminé les modalités de la fermeture de la prison militaire et n'ont pas encore adressé de demande aux pays européens, a expliqué vendredi une source diplomatique belge. Avant de prendre une décision sur l'accueil éventuel de certains détenus, la Belgique demande une préparation européenne commune du dossier, afin notamment d'en évaluer tous les aspects juridiques. Le nouveau président américain Barack Obama a ordonné jeudi la fermeture d'ici à un an de la prison de Guantanamo, affichant ainsi sa volonté de rompre avec les politiques controversées de son prédécesseur George W. Bush. Guantanamo, ouvert après les attentats du 11 septembre 2001 pour emprisonner des hommes classés comme des "combattants illégaux", a notamment accueilli de nombreux Afghans arrêtés lors de l'invasion américaine qui a débuté en octobre 2001. La prison compte encore derrière ses murs 245 détenus, dont une centaine de ressortissants du Yemen, un pays avec lequel l'administration Bush n'a pas réussi à trouver d'accord de transfert. En vertu du décret signé par B. Obama, ils seront classés en trois groupes. Ceux qui seront libérés et ceux qui seront poursuivis devant des cours de justice américaines d'abord. Puis, ceux qui sont considérés comme dangereux mais ne rentrent pas dans les deux premières catégories et pour lesquels des "moyens juridiques" devront être trouvés. En tout état de cause, l'administration Obama a exclu de renvoyer des prisonniers vers des Etats où ils risqueraient de souffrir de mauvais traitements. C'est le cas notamment des ressortissants d'Algérie, de Tunisie, de Libye, de Chine et de certaines républiques d'Asie centrale. Dans ce contexte, les pays européens sont pressentis pour accueillir des prisonniers immédiatement libérables, contre lesquels aucune charge n'a été retenue. L'Espagne et le Portugal ont déjà fait part de leur bonne volonté, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est déclaré favorable à de telles initiatives. D'autres pays, comme l'Autriche et la Suède, ont par contre exclu d'héberger des anciens détenus en jugeant qu'il revenait aux Etats-Unis de leur offrir un avenir. La question sera débattue lundi par les ministres des Affaires étrangères des 27. (Belga) Tags associés : Guantanamo, belgique, juge, premature, ex-detenus
Le Jeudi 29 Janvier 2009Poster un commentaire
Deux enfants et un adulte tués dans une garderie à Termonde23/01/2009 11:30 Une agression au couteau qui s'est déroulée vendredi matin dans un lieu d'accueil pour jeunes enfants à Saint-Gilles-lez-Termonde (Sint-Gillis-bij-Dendermonde) aurait fait trois morts : deux enfants et un adulte, selon le ministre de l'Intérieur, Guido De Padt. Les faits se sont déroulés dans un lieu d'accueil pour enfants "De Rakkertjes" dans la Vijfde Januaristraat. Le plan d'urgence médicale a été déclenché. Deux enfants et un adulte ont été tués dans le drame, selon le ministre de l'Intérieur, Guido De Padt, qui s'est rendu sur les lieux. Toujours selon le ministre de l'Intérieur, l'auteur des coups de couteau qui aurait également blessé une dizaine d'autres personnes,a été interpellé. Les personnes qui souhaitent des informations sur la tuerie dans une garderie à Sint-Gillis (Termonde), peuvent s'adresser au centre de crise mis en place au numéro 052/25.22.88, a confirmé le bourgmestre de Termonde, Piet Buyse.
Quatre psychiatres avaient examiné De Gelder adolescent28/01/2009 09:15 Pas moins de quatre psychiatres avaient rendu des avis opposés sur l'état mental de Kim De Gelder lorsqu'il était adolescent, soit quelques années avant qu'il ne poignarde à mort trois personnes dans une crèche de Termonde. Un juge de paix avait même été saisi, rapportent mercredi les journaux du groupe Sud Presse. L'avocat de Kim De Gelder a indiqué mardi que les parents avaient tenté de faire interner leur fils il y a deux ans. Ce jeune de 18 ans, qui depuis deux ou trois ans rompait tous les contacts avec ses proches, déchirait la famille en deux camps. Il y avait ceux qui estimaient qu'il fallait le colloquer et ceux qui pensaient que son bien-être passait par le cocon familial. Une procédure a été lancée. Un premier psychiatre a conclu à la schizophrénie. Un juge de paix a été saisi. Pour qu'il soit colloqué, il ne manquait plus que le dernier "oui" de la famille. Il n'est pas venu: le clan opposé a exigé un deuxième avis médical. Le diagnostic était tout autre: "simple crise d'adolescence". Deux autres psychiatres ont rendu autant des conclusions divergentes.
De Gelder ne se souvient plus des faits commis à Termonde27/01/2009 13:40 Les parents de Kim De Gelder avaient demandé, il y a plusieurs années, que leur fils soit placé en institution psychiatrique parce qu'il avait un comportement étrange. De son côté, l'inculpé affirme ne plus se souvenir des faits commis à Termonde, a indiqué mardi son avocat Jaak Haentjes. "Il ne se souvient plus des trois, quatre heures à Termonde", indique Me Haentjens. "Il y a des preuves qu'il souffre de troubles psychiques, mais ça, le rapport psychiatrique devra le démontrer. Vers ses 15, 16 ans, il a eu une grave dépression et avait adopté un comportement étrange. Kim De Gelder entendait des voix dans sa tête.Lorsqu'il avait 18 ans, ses parents voulaient le faire interner mais ce n'est pas arrivé parce que Kim De Gelder a suivi un traitement. Un psychiatre a estimé qu'un internement n'était pas nécessaire. Kim entendait à l'époque des voix dans sa tête. Il n'a pas encore dit s'il a entendu de telles voix au moment des faits", a indiqué l'avocat. Devant la chambre du conseil où il a comparu mardi matin, Kim De Gelder est demeuré silencieux. Dans sa jeunesse, Kim De Gelder était quelqu'un d'isolé et de renfermé. "Depuis qu'il est allé vivre seul en octobre de l'an dernier, il ne s'entretenait avec sa famille que par quelques contacts téléphoniques ou par SMS. Ce type de comportement peut difficilement être qualifié de normal pour un jeune de 20 ans. La situation est simple: soit il est responsable, soit il ne l'est pas", ajoute Me Haentjes. Y avait-il des voix ou des forces auxquelles il ne pouvait pas résister? S'il a agi dans un état de psychose, une procédure d'internement semble logique", poursuit-il. Selon l'avocat, on ne peut pas parler de schéma de crime. "D'après l'enquête, il a fait des préparatifs sur son ordinateur. Il avait un imprimé avec les adresses de crèches mais pourquoi a-t-il commis les faits à Termonde? Cela reste encore un mystère. D'après moi, il a exprimé des regrets. Il juge effroyable ce qui est arrivé mais comme il ne peut pas se rappeler des faits, on ne peut parler de véritable repentir", déclare Me Haentjes. Kim De Gelder est actuellement inculpé de trois assassinats et de tentatives d'assassinat dans la crèche du Pays des fables. Il n'est pas encore formellement inculpé de l'assassinat de la septuagénaire de Beveren, comme cela avait été annoncé plus tôt. Il nie ces faits. L'avocat pense que ce sera un travail délicat de maintenir le contact avec Kim De Gelder et de l'amener à collaborer avec la justice de façon constructive.
Kim De Gelder : "un jeune homme curieux et bizarre"27/01/2009 09:05 Kim De Gelder, principal suspect de la tuerie de la crèche du Pays des fables à Sint-Gillis, également suspecté d'avoir assassiné une dame âgée à Beveren, n'a pas de mobile pour les faits, a indiqué son avocat, Jaak Haentjes, après avoir visité son client à la prison de Bruges. "Il comprend qu'il a fait quelque chose d'inhumain. Je pense qu'il éprouve des regrets. C'est ce qu'il dit mais ce serait aller trop loin de dire qu'il se repent", ajoute l'avocat. Kim De Gelder, 20 ans, originaire de Sinaai, a poignardé à mort vendredi matin deux bébés et une puéricultrice de 54 ans dans la crèche de Sint-Gillis. Il a également blessé une dizaine d'autres bébés et deux accompagnatrices. De Gelder ne sait rien de l'assassinat à BeverenKim De Gelder, ignore tout des faits survenus à Beveren, a encore indiqué son avocat. "Il dit qu'il ne sait rien de cette femme à Beveren", précise-t-il. "Quant à des aveux éventuels, je ne peux rien dire. J'ai passé des engagements avec lui à ce sujet. Il va collaborer à l'enquête", ajoute Me Haentjes. L'avocat estime que son travail consiste à établir une relation de confiance avec son client. "Cette affaire me touche énormément et c'était une décision difficile pour moi. Je compatis avec les victimes mais aussi avec les parents de Kim qui ne comprennent pas que leur fils ait pu se mettre dans un tel état", a précisé Me Haentjes. Après un premier contact, l'avocat a décrit Kim De Gelder comme un jeune homme curieux et bizarre. Ce dernier a recommencé à s'alimenter et a expliqué à son avocat pourquoi il refusait de manger mais Me Haentjes ne souhaite pas s'étendre à ce sujet. "J'espère que le rapport psychiatrique apportera un peu plus de clarté. Je ne peux me prononcer sur l'irresponsabilité, c'est aux experts de la faire. Je veux savoir ce qu'il s'est passé et c'est aussi le message que j'adresse aux victimes: je suis à la recherche de la vérité", a conclu l'avocat. Peur des représailles en prisonL'arrivée de Kim De Gelder dans l'aile médicale de la prison de Bruges n'est pas passée inaperçue. Les détenus qui y travaillent ne peuvent plus y venir. "Le système pénitentiaire veut absolument éviter qu'un détenu fasse justice lui-même et lui donne des coups", dit-on à la prison. Les pédophiles, violeurs et meurtriers d'enfants sont régulièrement pris à partie par les autres détenus dans les prisons. "Afin d'éviter cela, Kim de Gelder est surveillé 24 heures sur 24 par un gardien qui est près de son lit. La justice veut aussi éviter qu'il s'en prenne à lui-même", ajoute-t-on.
Termonde: Kim De Gelder est sorti de son mutisme26/01/2009 14:34 Le jeune homme inculpé des crimes de la crèche du Pays des fables, vendredi à Sint-Gillis (Termonde), est également soupçonné d'avoir tué au couteau une dame de 73 ans une semaine plus tôt à Beveren, a indiqué lundi le parquet de Termonde. Les indices à charge de Kim De Gelder pour le crime de Beveren sont lourds, a précisé le procureur du roi Christian Du Four. Le corps sans vie d'une femme de 73 ans, qui avait été frappée de coups de couteau, a été retrouvé le 16 janvier dernier à son domicile de Beveren, dans la Galgstraat, un crime qui n'a pas encore été élucidé. "Nous ne pouvons pas révéler quels sont les indices (qui accusent Kim De Gelder), mais ils sont plus que clairs", a assuré M. Du Four. Le magistrat relève que le crime de Beveren a été commis une semaine jour pour jour avant la tuerie de la crèche de Termonde et que, pas plus que pour ces faits, le crime de Beveren ne semble répondre à un mobile clair. Le parquet n'a pas confirmé l'information avancée par certains médias selon lesquels des traces d'ADN, qui pourraient être celles de Kim De Gelder, ont été retrouvées sur le corps de la victime de Beveren et sur l'arme du crime. Kim De Gelder est sorti de son mutisme.Par ailleurs, le jeune homme de 20 ans est sorti dimanche soir du mutisme dans lequel il s'est retranché depuis son arrestation, a ajouté le procureur du roi. Mais il n'a encore fourni aucune explication aux enquêteurs. Vendredi matin, Kim De Gelder a tué au couteau, sans motif apparent, deux bébés et une femme de 54 ans, dans la crèche du Pays des fables de Sint-Gillis. Il a aussi blessé dix bébés, certains grièvement, et deux puéricultrices, avant de partir à vélo et d'être interpellé. Pas grimé lors de son arrestation.Dans son sac à dos, où ont été retrouvés un couteau, une hachette et un pistolet factice, le suspect avait aussi les adresses de deux autres crèches, mais le procureur du roi a démenti l'existence d'une liste sur laquelle il aurait indiqué le nombre de victimes qu'il voulait faire. Le procureur du roi a également précisé que le jeune homme n'était pas grimé lors de son arrestation, mais que du mascara a été retrouvé dans son sac à dos. "Je pense que la piste du Joker (un personnage cruel qui apparaît grimé dans le film de Batman "The Dark Night", et auquel le criminel est associé par certains, ndlr) est sans doute une fausse piste", a dit le procureur. Tags associés : Deux, enfants, adulte, tues, garderie, termonde
Le Jeudi 29 Janvier 2009Poster un commentaire
L'Europe salue la fermeture des prisons secrètes de la CIALa décision prise jeudi par Barack Obama de fermer les prisons secrètes de la CIA à l'étranger a suscité de nouvelles demandes de révéler leurs emplacements, tandis que la Pologne démentait toute implication. Dans toute l'Europe, des gouvernements embarrassés que des vols de la CIA transportant les terroristes présumés soient passés sur leurs aéroports et aient traversé leur espace aérien ont exprimé leur soulagement. Dick Marty, le sénateur suisse qui avait incité le Conseil de l'Europe a rendre publique l'existence de centres de détention en Europe de l'Est et en Afrique du Nord a dit espérer que les faits seront clarifiés après la fermeture de ces prisons secrètes. "Pour certains pays, cela va être très embarrassant, d'après lui. Je pense que les pays européens feraient bien de dire la vérité maintenant" a suggéré le sénateur suisse. Doutant que de tels centres fonctionnent encore en Europe, Dick Marty a poursuivi : "En Afrique, ou au Maroc, je présume qu'il y a quelque chose". Parmi les soutiens les plus inconditionnels de la guerre contre la terreur du président Bush, la Pologne a démenti et la Roumanie a gardé le silence.
Source : AP
Tags associés : europe, salue, fermeture, prisons, secretes, afrique
Le Jeudi 29 Janvier 2009Poster un commentaire
Surréalisme politique belge.jeudi 22 janvier 2009, par Pascal de Roubaix La Chambre des représentants institue une commission en vue de vérifier si certains agissements du pouvoir exécutif, et plus précisément du Premier Ministre, n’auraient pas, oh malheur ! oh scandale ! porté atteinte à la séparation des pouvoirs.
Je n’en crois pas mes oreilles, et je ne sais si je dois en mourir de rire ou de honte.
Tags associés : Surrealisme, politique, belgique, france, ailleurs, partout, pareil
Le Jeudi 29 Janvier 2009Poster un commentaire
Les Tchèques reportent encore la ratification du traitéLe traité de Lisbonne n'est décidément pas pour demain. Au blocage des Irlandais, qui doivent se prononcer à nouveau par référendum, et à celui du président polonais Lech Kaczynski, qui refuse d'apposer sa signature, s'ajoute celui du Parlement tchèque.
Mirek Topolanek, le premier ministre tchèque, avait d'abord assuré que le traité serait ratifié dans son pays avant le début de sa présidence de l'Union européenne, le 1er janvier ; puis que les députés se prononceraient lors de la première session parlementaire, à partir du 3 février. Tout est à nouveau reporté. Les parlementaires de l'ODS, le Parti libéral-conservateur de M. Topolanek, ainsi que les communistes, ont bloqué les travaux des commissions des affaires étrangères et des lois, réunies mardi 20 et mercredi 21 janvier. Elles ne devraient reprendre l'étude du traité que le 15 février, ce qui permettrait, dans le meilleur des cas, une ratification lors de la session du mois de mars. "La politique d'obstruction des députés de l'ODS est scandaleuse et inacceptable !", déclare au Monde Katerina Jacques, députée des Verts et membre de la commission des affaires étrangères. "Ce non-respect de l'engagement de la République tchèque de ratifier le traité de Lisbonne le plus tôt possible discrédite le pays aux yeux de nos partenaires européens", estime-t-elle à l'issue de cette réunion "houleuse".
"PLAISANTERIE" Le rôle de M. Topolanek est ambigu vis-à-vis du traité de Lisbonne. Plus pragmatique que l'europhobe président de la République, Vaclav Klaus, il cherche à ménager la chèvre et le chou : les eurosceptiques de son parti et ses partenaires européens. Officiellement favorable à la ratification, il a pourtant déclaré devant le Parlement européen, le 14 janvier : "Le traité de Lisbonne est pire que le traité de Nice (actuellement en vigueur) : c'est ainsi que je le vois à titre personnel. J'ai négocié et signé le traité, nous l'avons approuvé et je voterai au Parlement (tchèque). Mais l'idée que nous devrions dire à tous les Etats membres qu'ils sont tenus de ratifier le document est absurde."
Devant l'indignation manifestée par de nombreux eurodéputés, M. Topolanek a assuré qu'il avait tenté "une plaisanterie", laquelle, a-t-il constaté, "n'était pas passée". "Il ne faut pas introduire au forceps ce traité, a-t-il précisé. Bien sûr, nous en avons besoin, car cela faciliterait le fonctionnement de l'UE." Le parti du premier ministre, l'ODS, est très divisé sur ce texte. Or, pour le ratifier, la majorité des trois cinquièmes est requise au Parlement. Les eurosceptiques du parti font traîner les choses. Ils veulent, avant la ratification, une réforme de la procédure parlementaire pour éviter les "clauses passerelles" du traité de Lisbonne : celles-ci laisseraient carte blanche au gouvernement pour décider à l'avenir, sans consulter le Parlement, de renforcer ou d'étendre les compétences européennes. D'autre part, les députés ODS, favorables à l'installation du radar antimissile américain sur le sol tchèque, tentent de marchander leur soutien au traité de Lisbonne avec les sociaux-démocrates et les Verts, favorables au traité mais hostiles au radar. Tags associés : tcheques, reportent, encore, ratification, traite
Le Jeudi 29 Janvier 2009Poster un commentaire
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